L’affaire Jennifer Jones – Anne Cassidy

Titre : L’affaire Jennifer Jones
Titre original : Looking for JJ
Auteur : Anne Cassidy
Maisons d’éditions : Milan / Scholastic 

Quatrième de couverture : « Au moment du meurtre, tous les journaux en avaient parlé pendant des mois. Des dizaines d’articles avaient analysé l’affaire sous tous les angles. Les événements de ce jour terrible à Berwick Waters. Le contexte. Les familles des enfants. Les rapports scolaires. Les réactions des habitants. Les lois concernant les enfants meurtriers. Alice Tully n’avait rien lu à l’époque. Elle était trop jeune. Cependant, depuis six mois, elle ne laissait passer aucun article, et la question sous-jacente restait la même : comment une petite fille de dix ans pouvait-elle tuer un autre enfant ? »

Mon avis : Un roman qui pourrait être tiré d’une histoire vraie… Mais d’après mes rapides recherches Google, ce n’est qu’une fiction. En tout cas, une fiction vraiment bien écrite parce que mon petit coeur a encore mal ; bien que nous soyons le lendemain de ma lecture. L’histoire commence quand Jennifer alias Alice est libérée de prison. Cette première partie n’est pas celle qui m’a chamboulé puisqu’on y voit la vie d’Alice, 16 ans. Une vie pas tout à fait banale puisqu’elle sort de prison. Dans laquelle elle avait été incarcéré pour avoir tué sa meilleure amie six ans plus tôt. Le plus touchant dans cette première partie c’est l’enfance de Jennifer. Une mère “mannequin” souvent absente. Jennifer va d’écoles en écoles et de foyers en foyers. Elle n’a que dix ans et a déjà vécu avec sa mère, sa grand-mère mais aussi dans différentes familles d’accueils. Même si on peut réussir sa vie en la commençant si mal, à 10 ans on n’est pas aussi conscient qu’à 16, on ne vit / ressent pas les choses de la même façon. Il est évident qu’une petite fille de 10 ans qui voit des hommes défiler chez sa mère sera moins “équilibrée” qu’une petite fille de 10 ans qui vit avec ses deux parents dans une jolie maison familiale et qui reçoit tout l’amour dont une enfant a besoin.

Le plus dur c’est vraiment après la première partie où elle nous raconte le meurtre, les circonstances, l’attente de la police et la recherche du corps. Parce que commencer le livre avec la vie d’Alice Tully nous fait nous y attacher. Du coup je n’avais pas envie que la mère de sa meilleure amie découvre l’absence de sa fille, qu’elle vienne questionner Jennifer et que la police intervienne pour emmener cette pauvre petite Jennifer. Parce qu’on ressent qu’elle ne l’a pas fait exprès, que sur le coup, elle est horrifiée de ce qui vient de se passer. Elle ne réalise pas la portée de son acte et je ne pense pas qu’elle était elle-même et consciente de ce qu’elle était en train de faire…

En bref, c’est un excellent roman qui pose la question de la conscience de ses actes à 10 ans, un roman psychologique : pouvons-nous vraiment changer ? Comment condamner un enfant ? Devons-nous juger un enfant criminel à vie comme un criminel ou devons-nous le laisser vivre une vie normale plus tard ? Et en même temps, comment on réagirait, en tant que parents si notre enfant se faisait tuer par son amie ? Ou si notre enfant tuait son amie ? Tellement de questions qu’on pourrait se poser…

Gros Coup de Coeur.

1 Comment

  1. ohhh ! tu me donnes vraiment trop trop envie de le sortir de ma PAL. D’ailleurs c’est quand j’ai vu que tu te l’étais acheté et que tu commençais à lire et à bien aimé que je me le suis pris ! J’espère aimer autant que toi, et j’espère pouvoir le lire très vite ! 🙂

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