Un certain M. Piekielny – François-Henri Désérable

Titre : Un Certain M. Piekielny
Auteur : François-Henri Désérable
Maison d’éditions : Gallimard

Rentrée Littéraire 2017

Merci aux éditions Gallimard et à François-Henri Désérable pour l’envoi de ce livre. 

Quatrième de couverture : «”Quand tu rencontreras de grands personnages, des hommes importants, promets-moi de leur dire : au n° 16 de la rue Grande-Pohulanka, à Wilno, habitait M. Piekielny…”

Mon avis :  [Update] Je suis clairement partagée. Autant j’ai aimé le lire, ça s’est lu super facilement, autant j’ai l’impression de ne pas avoir compris l’intérêt de ce livre ? Trop subtil pour moi ? Je ne sais pas, mais visiblement je ne suis pas la seule à être relativement déçue. Je vais vous dire mon ressenti négatif sur ce livre pour finir sur le positif parce que bien que je souhaite être le plus objective possible dans mes chroniques, j’aime beaucoup François-Henri Désérable, non pas que je le connaisse personnellement, mais il est assez facile d’échanger avec lui et puis j’ai beaucoup aimé Evariste, ce jeune auteur a du talent et j’aime autant l’encourager ! (Un peu comme pour son copain Clément Bénech que j’aime beaucoup lire aussi ahah)
Bref, allons-y pour le côté pas sympa… Les deux derniers romans de FHD ont un aspect historique très intéressant, je n’ai pas encore lu son premier pour lequel j’ai entendu beaucoup de bien mais j’ai lu Evariste, qui m’avait beaucoup plus, j’ai eu l’impression (et pas que) d’avoir appris beaucoup de choses. Alors que là, non… On recherche Piekielny, cet homme du roman de Romain Gary (que je n’ai pas encore lu). A-t-il existé ? N’est-il qu’un personnage de fiction ? Vous le découvrirez en lisant le roman mais très sincèrement, je n’ai trouvé aucun intérêt à cette quête… A quoi bon chercher Piekielny ? Sa recherche ne m’a rien apporté du tout. En dehors de Piekielny ce roman nous parle de Romain Gary (de manière un peu trop répétitive à mon avis) et François-Henri nous parle de lui. Pourquoi ? Je ne sais pas…  Avant d’écrire cet article je lui ai justement envoyé un message avec tout ça pour lui demandé si j’étais passé à côté de ce livre, bref de m’expliquer. En fait, ce livre est pour montrer la frontière entre la fiction et le réel. Soit. Je comprend tout à fait le concept. C’est vrai que quand on lit, on a parfois l’impression qu’un personnage est bien réel alors qu’il n’est que fiction. Et personnellement, je ne recherche que très rarement la vérité, j’aime bien garder le flou sur un roman qui mêle fiction et réalité.

J’ai malgré tout aimé lire ce livre, il est tout de même agréable à lire, facile et rapide. J’aime beaucoup la plume de François-Henri Désérable, il a du talent pour l’écriture. Il m’a donné envie de découvrir les oeuvres de Romain Gary mais aussi celles de Gogol ! Et il nous fait pas mal voyager !

Après un échange avec FHD je comprend quand-même mieux ma lecture et surtout le pourquoi de cette quête sur Piekielny. Je n’aurais pas dû m’attendre à un roman aux aspects historiques. C’est le problème, quand on lit un nouveau roman d’un auteur qu’on aime, on s’attend à ce que ça ressemble aux précédents, alors que non, pourquoi l’auteur ne pourrait pas changer de sujet ? C’est vrai, lui aussi à le droit à du renouveau ! Je pense que je le relirais une nouvelle fois maintenant que j’ai tout compris.

Conseil : Lisez-le en ne vous attendant pas à la même chose que ses précédents livres.

 

Quotes :

“Alors il s’abandonnait dans la voluptueuse mélodie du silence, passant et repassant la mèche de l’archet sur le bois vernis du violon, jouant pour de faux mais regardant pour de vrai les étoiles.”

“A Nice, Romain grandit, passe son bac, continue à écrire, d’abord à Aix, ensuite à Paris où il s’inscrit en droit – ce qu’on fait, le plus souvent, quand à dix-huit ans on ignore ce qu’on veut faire de sa vie.”

“J’entrais là-dedans à tâtons, comme on s’aventure dans un lieu inexploré et vaguement menaçant, il y avait là, par milliers, ces objets inexplorés et vaguement menaçants qu’on appelle des livres […] En cinq jours de pure exaltation je lui Belle du seigneur, et dès lors je vécus entouré de livres.”

“Car non, je n’ai pas une goutte de sang français. Mais c’est la France, mon vieux, c’est la France elle-même qui coule dans mes veines.”

“La vérité, c’est qu’il y a une quantité incroyable de gouttes qui ne le font pas déborder, et puis un jour, qu’on le veuille ou non, il déborde, et là c’est fini, maputo, on peut tirer un trait sur l’amour – même si je ne comprend toujours pas qu’un jour puisse finir : ça jette le discrédit sur toute l’institution.”

“Il ne faut pas avoir peur du bonheur, tu sais, c’est seulement un bon moment à passer.”

“Toutes ces phrases, quasiment toutes ces phrases que je mets dans sa bouche, il n’est pas impossible qu’il les eût prononcées : la plupart sont de sa main, on peut les trouver dans ses écrits. Quant à ne parler que de lui pour finir par “assez parlé de moi” avant d’enchaîner sur ses livres, il était coutumier du fait.”

“Qu’est-ce qu’un mensonge, sinon une variation subjective de la vérité. “

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