Petit Pays de Gaël Faye


Culture, Littérature / mardi, février 27th, 2018

Bonjour, 

Ca fait bien longtemps que je n’avais pas publié de chronique d’un livre. Et bien avec le renouveau du blog j’en ai de nouveau envie ! Même si ce n’est pas pour dire grand chose j’ai envie de le mettre ici. Surtout que c’est plus facile, enfin, je préfère écrire sur mon clavier d’ordinateur que sur mon clavier de smartphone en fait. Bref, parlons de ce livre, le premier qui apparait sur ce nouveau blog !!!

 

 

Titre : Petit Pays
Auteur : Gaël Faye
Editeur : Grasset
Nombre de pages : 217
Date de publication : 24.08.2016

Disponible chez Grasset & chez Livre De Poche.

 



Résumé (pris sur le site Grasset) : “En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel  voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…
« J’ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l’après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d’orages… J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d’être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. »
Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d’un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d’un drame que l’auteur connaît bien, un premier roman d’une ampleur exceptionnelle, parcouru d’ombres et de lumière, de tragique et d’humour, de personnages qui tentent de survivre à la tragédie.”



Ce livre traine dans ma bibliothèque depuis sa sortie. Ca commence donc à faire un moment maintenant… Je ne sais pas pourquoi, je ne l’avais pas encore lu. Après avoir fait un gros tri dans ma bibliothèque, c’est celui qui a sauté dans mes mains pour être lu. Alors je l’ai pris tendrement et j’ai commencé à le lire, je l’ai un peu chahuté dans mon sac plein de bazar pour continuer de le lire un peu partout. Et au final en deux jours il était terminé. Du coup, il s’en sort sans trop d’égratignures.
Déjà il est assez court, un peu plus de 200 pages, il se lit vite et facilement. Une écriture fluide et accessible à tous.
Ensuite, pour le contenu, j’ai bien aimé. Mais il m’a manqué quelque chose : de l’émotion. Le sujet est hyper intéressant, c’est le premier livre que j’ai pu lire sur ce sujet, les premières élections au Burundi qui déclenche une guerre civile d’ethnies au Burundi et au Rwanda. Rien de rigolo, et pourtant je n’ai pas ressenti beaucoup d’émotion. Vers la fin j’ai presque versé une larme à certains passages parce que ce que j’imaginais dans ma tête me faisait horreur mais pas à cause de l’écriture… Ce que je trouve dommage pour un tel roman.
Au début, et tout au long de la lecture finalement on suit l’enfance privilégiée de Gaby, fils d’un père Français et d’une mère Rwandaise. On est plutôt bien immergé dans le décor de ce pays d’Afrique que je ne connais pas mais que je m’imaginais. Une enfance paisible jusqu’au jour des élections ou le drame commence à s’abattre sur ce pays. On vit les choses avec eux, on voit l’enfance partir en fumée, ces enfants grandir trop vite…
Ca m’a fait pensé à ce qui se passe aujourd’hui avec les religions et même plein d’autres choses. Quand on va dans l’extrême il ne se passe jamais rien de bon et on en arrive à des guerres civiles, des guerres d’ethnies, des guerres d’appartenance religieuse, alors que nous devrions tous être tolérants et bienveillants les uns envers les autres. Mais non, les hommes sont toujours à la recherche d’un prétexte pour faire la guerre malheureusement. On en arrive à des génocides, à des milliers de morts pour rien finalement.

En lisant ce livre on pense à toutes les victimes des guerres qui n’ont rien demandées… Et on ne peut s’empêcher de penser que le monde est d’une grande tristesse. Alors, nouvelles générations, essayons de rendre ce monde meilleur !

 



 

Lors de ma lecture, il y a deux petits passages qui ont retenus mon attention, je vous les notes : 

” Chacun voit le monde à travers la couleur de ses yeux. Comme tu as les yeux verts, pour toi, je serai vert.”

“Bien sûr, un livre peut te changer ! Et même changer ta vie. Comme un coup de foudre. Et on ne peut pas savoir quand la rencontre aura lieu. Il faut se méfier des livres, ce sont des génies endormis.”

 



Voilà, surtout n’hésitez pas à lire ce livre. Même si il manque d’émotion (de mon ressenti), il montre quand même les atrocités qui ce sont passées il n’y a pas si longtemps que ça. Et je pense, qu’on devrait tous en prendre note pour se souvenir et arrêter de reproduire les mêmes choses.

 

Annabelle

6 réponses à « Petit Pays de Gaël Faye »

  1. Hello 🙂 j’avais dit que je passerais voir ton blog alors me voici !

    Ce livre ma maman l’a lu et il m’attirait déjà avant qu’elle ne se l’achète donc je ne vais pas tarder à lui piquer je pense. Je ne me souvenais plus du tout de quoi il parlait par contre donc le résumé me confirme que ça m’intéresse beaucoup car je ne connais rien du tout de ce qui s’est passé au Rwanda mais ça suffit à me glacer d’effroi. Dommage pour le côté émotion, c’est toujours ce que je préfère dans une lecture.

    Je te dirai ce que j’en ai pensé quand je l’aurai lu si tu veux 🙂

    1. Si ça se trouve tu y trouveras l’émotion toi 🙂 C’est assez subjectif les sentiments finalement. Tu me diras !!!

  2. Malheureusement, je ne suis pas tentée par ce livre… Bien que je l’ai acheté pour une des médiathèques où je travaille, je l’ai à porté de main si je change d’avis. Mais je ne suis pas sensible au résumé, je n’ai pas vraiment envie de ce genre de lecture…

    1. Après, il n’y a pas d’obligation de lecture 🙂 Mais si jamais l’envie t’en prend, n’hésite pas à me tenir au courant 🙂

  3. Si jamais je tombe dessus en occasion, je pense que je le prendrais! Mais bon j’ai déjà tellement de livres à lire.. heureusement que 90% de mes achats sont de l’occasion!

    1. Oui, ça te reviendrait cher à force sinon… N’hésite pas il est vraiment intéressant. 🙂

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