Les Jours Heureux de Laurent Graff


Culture, Littérature / dimanche, juin 10th, 2018

Titre : Les Jours Heureux
Auteur : Laurent Graff
Maison d’éditions lue : J’ai Lu
Nombre de pages : 121
Date de publication : 20 juin 2003

Partenariat : Oui / Non

 

 

Note : ❤❤❤❤/5

 



Quatrième de couverture (Pris sur Jailu.com) : ” À dix-huit ans, j’estimais que j’avais expérimenté tout ce qui, grosso modo, constitue une vie ordinairement bien remplie, de l’amour ou travail, de l’idéal à l’ambition, de la déception à l’ennui. » À dix-huit ans déjà, Antoine fait l’acquisition d’une concession et choisit la pierre tombale qui ornera sa sépulture. À trente-cinq ans, il est pensionnaire des Jours heureux, une maison de retraite. Le personnel le prend pour un cinglé. Mais a-t-il réellement tort ? Il vit désormais dans ce nouveau décor peu banal, rythmé par les rires, les pleurs, les fugues et les suicides de ses comparses. Rompu au spectacle, il se résigne finalement à accepter qu’après la mort, le mystère de la vie reste entier, sans jamais apporter de réponse satisfaisante.”



Pendant ces dernières semaines éprouvantes, j’ai eu besoin d’un livre court, pas triste, qui ne parlait pas de mort et qui était plutôt rigolo. Ni une ni deux, je fonce dans notre nouvel espace culturel Leclerc à Margon (qui est vraiment bien fait !) et je demande à mon libraire (demandez Stéphane si vous avez besoin d’un conseil littérature et Antoine pour un conseil Bd ou Manga). Je lui demande donc un livre court, rapide à lire, qui déconnecte et qui ne parle pas de mort. Il me sort ce livre, court certes, mais qui contient de la mort. Il me prévient qu’il y a de la mort dans ce livre mais que ce n’est pas morbide, que c’est décalé et que c’est amusant. Bon, soit. Ok… Pour 3,70€ je vais le prendre. Mais bon…

Il s’avère qu’il y a des morts dans ce roman, c’est vrai, mais j’ai vraiment beaucoup aimé l’histoire. Cet homme qui a 18 ans a déjà acheté sa pierre tombale, qui a 35 ans, décide de tout claquer pour vivre dans une maison de retraite et côtoyer la vieillesse et la mort alors que lui a toute la vie devant lui. J’ai trouvé ça amusant et décalé, comme me l’avait indiqué le libraire.

Ce roman est intéressant parce qu’au final il nous montre en quelque sorte le rapport de l’Homme à la mort mais aussi à la vie, a ses derniers instants. Il pose pas mal de questions existentielles sur la vie, sur l’Homme en général. Il est court mais assez percutant finalement. Drôle et décalé mais qui fait aussi réfléchir à notre place dans cette vie, sur cette planète, dans notre société. Un roman super intéressant quoi et tout ça en 121 pages et pour 3,70€ !

 



“Ce que j’aime chez eux, c’est leur souci de l’essentiel et leur honnêteté foncière, vitale. Comme si la proximité de la mort rendait tout mensonge inutile et exigeait d’être sincère, sans dissimulation ou jeu aucuns”

“Pourtant, l’amour demeure toujours une tentation, la seule qui reste malgré la déception. Le salut de l’homme réside peut-être dans ce désir inextinguible, cette croyance obstinée en l’amour. Le plus refroidi, le plus éprouvé des êtres garde encore le souhait d’aimer.”

“Si les masques s’effritent à l’approche de la mort, ils ne tombent jamais vraiment. La sincérité ne sera jamais totale. L’homme luttera toujours, avec pour armes toutes l’astuce et la menterie générées par la vie jusqu’à son dernier soupir, il voudra opposer une absurde dignité face à la vérité grandissante. Il refusera d’y croire et de s’abandonner, préférera mourir avec les apparences convenables de la vie.”

“Quelle est la place d’un homme dans ce vaste ensemble ? Quelles prétentions peut-il avoir ? Est-il voué à n’être qu’une particule élémentaire dérisoire – hélas, pourvue d’une conscience-, condamné à vivre petitement ?”



Avez-vous lu ce roman ? Vous avez aimé ? Vous avez envie de le lire ?  Dites-moi tout en commentaire.

 

A bientôt,

Annabelle.

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