Un peu de respect, j’suis ta mère ! de Hernan Casciari


Culture, Littérature / mardi, janvier 15th, 2019

Titre : Un peu de respect, j’suis ta mère !
Auteur : Hernan Casciari
Maison d’éditions lue : Le Livre de Poche

Retrouvez la fiche du livre sur livredepoche.com

Nombre de pages : 376
Date de publication : 16.03.2011
Partenariat : Oui / Non 

Je tiens à remercier ma belle Marinette, copine d’amour qui m’a prêté ce livre ! Et plein d’autres (elle m’a prêté un sac de livres à lire ahah)

 



Quatrième de couverture :

“Peut-on parvenir à l’orgasme quand son mari chômeur passe son temps devant la télé à regarder des matchs de foot ? Peut-on aborder paisiblement le troisième âge lorsque son beau-père de quatre-vingts ans croupit en prison pour détention de marijuana ? Et peut-on dormir tranquille lorsque son fils aîné est tantôt gay, tantôt pas ? C’est à Mercedes, dans la proche banlieue de Buenos Aires, que vit cette famille complètement allumée. Pour ne pas devenir folle, Mirta Bertotti a décidé de créer son blog, afin de partager sa vie de dingue avec des milliers d’internautes ! Des chroniques tendres et désopilantes qui évoquent à la fois l’univers des Simpson et celui de South Park. Ce blogonovela va être prochainement adapté au cinéma. Hernan Casciari imagine le truculent journal intime d’une mère de famille. Jean Soublin, Le Monde des livres.”

 



Comme je le disais au début de ma lecture de ce livre en stories instagram, je l’ai lu comme un roman épistolaire très amusant. J’ai en effet énormément rit malgré la certaine véracité de cet écrit. Je ne connais pas trop l’Argentine, je ne sais pas si la vie est toujours comme ça mais j’imagine bien qu’en 2003 / 2004 avec la crise dans ce pays, ça devait y ressembler. C’est écrit sur le ton assez drôle, une mère de famille Argentine écrit sa vie sur un blog, ce qui se passe dans sa famille, et c’est drôle car très caricatural ! Une ado qui se prostitue sur internet pour gagner de l’argent, un gosse qui se drogue avec son grand-père et fait du crotting, un père au chômage qui a la main leste sur ses enfants et un enfant qui sort quand même du lot, un sur le lot qui est intelligent mais à tendance homosexuelle… Bref, une famille qui nous fait rire, nous Français, nous qui vivons avec un confort de vie pour la plupart agréable et où la drogue, la prostitution et frapper ses enfants ou son conjoint est légalement interdit. Mais là-bas, c’est normal que sa fille se prostitue pour ramener de l’argent, que son père la frappe en l’apprenant parce que c’est un manque de respect et que son frère lui touche les seins et que son grand-père la mate tout en fumant un joint ! Pour nous ça parait tellement impossible cette vie que ça nous fait rire. Et pourtant… Si c’était réellement le cas dans certaines famille dans le monde… est-ce que ce livre nous ferait autant rire ? Ou nous ferait-il prendre conscience du monde horrible dans lequel on vit ? Où dans certains pays, les droits de l’homme ne sont pas ceux que nous connaissons en France, où il est socialement banal de se prostituer à 13 ans ou de fumer des joints en étant jeune ado avec son grand-père qui mate la soeur dont le frère lui touche les seins… (Vous m’avez suivi ?) Bref. Si ce roman dépeint tout simplement la société dans ce pays qu’est l’Argentine, on peut encore le trouver drôle ? Malgré tout, cette famille reste unie et s’aime malgré la violence, le chômage, l’inflation, la prostitution, la drogue… Et c’est peut-être ça le plus important dans ce roman ? L’amour d’une famille unie malgré tout.

 



“Et dire qu’à son âge, j’aidais ma mère à coudre des robes alors que je ne savais même pas m’essuyer la morve toute seule. Une chance qu’à notre époque les filles de douze ou treize ans aient déjà des seins, sinon, je ne sais pas comment on ferait pour manger le mois prochain.”

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