Culture Littérature Seconde Guerre Mondiale

L’amour après de Marceline Loridan-Ivens

 

Titre : L’amour après
Auteur : Marceline Loridan-Ivens

Maison d’éditions lue : Le Livre De Poche
Partenariat : Oui / Non

Genre littéraire : Roman Historique / Roman Autobiographique
Période : Deuxième Guerre Mondiale

J’adore / J’aime / J’aime moins / J’aime pas

Photo : Canon EOS 1300D

 



Quatrième de couverture :

« Charlotte m’appelle d’Israël. Nous étions dans la même classe à Montélimar. Elle a été arrêtée après moi, mais je ne l’ai pas croisée à Birkenau.
– Qu’est-ce que tu fais en ce moment ? demande-t-elle.
– Je travaille sur l’amour.
Un silence alors, comme si le mot amour s’égarait, se cognait dans sa tête.
– L’amour au camp ou quoi ?
– Après les camps.
– Ah, c’est mieux. L’amour au camp, j’en n’ai pas vu beaucoup.
– Moi non plus. »

Comment aimer, s’abandonner, désirer, jouir, quand on a été déportée à quinze ans ? Retrouvant à quatre-vingt-neuf ans des lettres échangées avec les hommes de sa vie, Marceline Loridan-Ivens se souvient…”



Je continue sur ma lancée de lecture sur le thème de la Seconde Guerre Mondiale avec ce roman autobiographique de Marceline Loridan-Ivens dans lequel nous croisons beaucoup de personnes comme Georges Perec et Simone Veil. J’ai eu du mal à rentrer dans le récit, j’avoue que j’ai voulu arrêter ma lecture, je n’aimais pas la façon d’écrire / parler et puis j’ai poursuivi et j’ai finalement accroché jusqu’à la fin, et c’était très intéressant !

D’après mes recherches, Marceline Loridan-Ivens est née en France, à Epinal, de parents juifs polonais (ce qui explique certaines choses dites dans ce témoignage). Comme on l’apprend dans ce livre, elle a été déportée avec son père à Auschwitz-Birkenau et dans ce convoit, il y avait aussi Simone Veil, avec qui elle nouera une amitié très forte dans les camps, mais aussi dans leurs vies d’après guerre.

Et justement, comment vivre après cette guerre ? Comment se reconstruire voire même ce construire après les camps et les horreurs subies ? C’est bien sûr le thème de ce livre.

Comment aimer et construire une vie amoureuse, de famille après tout ça ? Car son corps, elle ne le connaît plus, elle en est dégoûté, elle le voit encore comme dans les camps ; ces corps maigres qu’elles devaient montrer à ces nazis qui effectuaient les sélections. Ce devait être compliqué pour ces femmes de se réapproprier leurs corps, le désir charnel, d’accepter être touchée et désirée, alors qu’elles se sont mises nues pour la première fois devant ces autres femmes déportées, ces allemands du régime hitlérien. Elles n’ont choisi ni le moment ni le les personnes devant lesquelles elles se sont déshabillées pour la première fois alors qu’elles n’étaient que des enfants pour certaines…

Avec ce livre, Marceline Loridan-Ivens nous raconte sa vie sentimentale et sexuelle d’après guerre, sa reconstruction avec des amants que l’on connaît et que l’on a lu. Elle nous raconte aussi un peu sa famille, ses ami(e)s que l’on connaît pour certains. Et elle nous parle aussi de ses films… Un livre court mais qui nous raconte finalement beaucoup de choses.

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