Contemporaine Culture Littérature

Au Poiss’ D’Or d’Alec Scouffi

 

 

Titre : Au Poiss D’Or
Auteur : Alec Scouffi

Maison d’éditions lue : Editions Séguier
Partenariat : Oui / Non

J’adore / J’aime / J’aime moins / J’aime pas

Photo : Canon EOS1300D

Merci aux éditions Séguier de m’avoir envoyé ce livre.

 



Quatrième de couverture :

«Il y a les femmes qui espèrent sur les bancs, et les éphèbes dont le mégot s’allume au bec comme un ardent appel.»

“P’tit Pierre fuit Saint-Germain-en-Laye et son enfance pour se jeter dans la grande fête du Paname des Années folles. Avec sa gueule d’ange, il n’a aucun mal à se faire adopter par la faune de Pigalle, qui s’empresse de le rebaptiser Chouchou. Sous les néons des boulevards, aux côtés de ces jeunes voyous, gouapes, poisses et autres gavroches, il découvre son corps et sa sexualité. Mais la première ivresse passée, il se heurte à une réalité bien plus âpre : installé dans l’une des chambres du Poiss’ d’or – un petit hôtel meublé au pied de Montmartre – Chouchou est emporté dans un tourbillon de passes et d’amours clandestines. Avec en embuscade, les ombres de la police, de la misère et de la mort… Les promesses d’hédonisme de la capitale ne seraient-elles en fin de compte que les mirages de l’enfer ?

Paru en 1929, Au Poiss’ d’or capture toute la gouaille, la truculence – et la violence – d’un Paris bohème aujourd’hui disparu. Alec Scouffi explore les marges, raconte les bas-fonds et dresse la chronique d’une époque où l’homosexualité se vivait sous la menace permanente de la répression. Il fut d’ailleurs lui-même une personnalité de ce monde souterrain, au point que plusieurs romans de Patrick Modiano se font l’écho de l’aura mystérieuse entourant son existence sulfureuse (Livret de famille, 1977 ; Rue des boutiques obscures, 1978 ; Paris Tendresse, 1990).

Alec Scouffi

Les circonstances de la vie d’Alec Scouffi demeurent troubles. Chanteur lyrique, poète et romancier, né à Alexandrie vers 1886, il s’installe à Paris au début des années 1920 et connaît le même destin tragique que ses personnages : en 1932, il est retrouvé mort dans son appartement de la rue de Rome, probablement assassiné par l’un de ses amants. Figure du Paris cher à Patrick Modiano, il est évoqué dans plusieurs de ses oeuvres majeures.”



C’est terrible, ce livre m’a plu mais je ne sais pas quoi dire dessus… J’ai reçu un mail des éditions Séguier qui me proposait leur nouveautés à paraître, une maison d’éditions que je ne connaissais pas du tout ; à la vue des couvertures et des titres je me suis dit “mouais ça m’a l’air bof c’histoire mais je vais quand même lire les quatrièmes de couverture”. Et là surprise, ça m’a l’air tout à fait intéressant mais je ne vais en demander qu’un, j’ai déjà mis pas mal de le temps à le lire avec tous ces imprévus cette semaine… Il est sorti le 7 et nous sommes le 14… 7 jours…

Je dois avouer que je l’ai commencé par la préface, chose que je ne fais jamais, et je me suis dit “putain c’est super chiant”, oui je n’avais pas vu que j’étais en train de lire la préface aussi… Du coup je l’ai reposé et deux jours après je me suis dit, faut quand même que je le lise on me l’a envoyé, et oh, j’ai découvert que je ne lisais pas le roman, du coup j’ai lancé la première partie et je ne me suis plus arrêtée… Je l’ai lu dès que j’avais cinq minutes et aujourd’hui j’ai passé la matinée entre les câlins au chien, au lapin et ma lecture (pas de tout repos entouré par ces adorables bêtes ahah). Ah et j’ai ensuite lu sur la quatrième de couverture que c’était une réédition d’un livre publié 1929. Je ne suis pas très assidue en ce moment ahah.

Bref, pourquoi j’ai aimé ce roman ? Déjà parce que j’ai apprécié l’écriture rythmée qui m’a fait tourner les pages, pour un livre de 1929 c’est vachement bien écrit ! C’est pas chiant, c’est pas pompeux, c’est moderne quoi ! Et puis j’aime bien le côté historique. Mais surtout de parler librement d’homosexualité à cette époque alors qu’aujourd’hui, en 2019 c’est encore mal vu, vu comme une maladie que l’on pourrait soigner, pire on ne voudrait pas le voir alors que l’homosexualité existe depuis bien avant que Dieu n’existe. Vous le savez l’homosexualité, c’est un sujet qui me touche beaucoup, déjà au lycée je faisais croire à ma mère que j’aimais une fille pour tester sa réaction alors que ce n’était pas du tout le cas mais je me parais à tout éventualité. L’amour n’a pas de sexe, donc j’aurais très bien pu être attirée par une personne du même sexe que moi, bref, j’ai toujours été sensible à cette cause et encore aujourd’hui j’aime lire des choses à ce sujet, pour m’informer, pour garder l’esprit ouvert et pour le partager avec les autres, pour rendre ce monde plus tolérant !

Vous l’aurez compris, ce livre est un coup de coeur pour moi, par son thème principal mais aussi des thèmes annexes, comme la prostitution qui est l’autre thème qui fait ce livre mais aussi des thèmes peu abordés du moins pas approfondis comme les violences conjugales ou les maladies. Je pense que ce livre reflète très bien cette vie à cette époque là et je suis très heureuse de l’avoir découvert ! Vraiment merci aux éditions Séguier !! Ce fut un réel plaisir !

Qui sait, peut-être que j’aurais l’opportunité de découvrir d’autres romans de cette maison d’éditions et que je pourrais vous les faire découvrir à mon tour et que vous les aimerais vous aussi ! En tout cas, ça m’a l’air d’être une maison d’éditions aux publications de qualité et ça me plait !

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